|
Juste un poème n° 3
| |
Visage - Paysage
|
Michel Collot
17/03/2012
|
La beauté du monde que j’ai tant cherchée dans les paysages s’était concentrée dans un seul visage qui lui a donné une âme et un corps.
*
Présence légère comme la rosée dans l’herbe au matin puisse le soleil ne jamais la faire s’évanouir en l’air.
*
Sais-tu lorsque tu dors et que je te regarde que tes paupières closes recueillent ta beauté pétales refermés sur le cœur de la fleur ?
*
Dans le gris du matin j’attends que le soleil se lève dissipant les nuages que se rouvrent les yeux qui me donnent le jour.
*
|
À peine éveillé, la beauté de ton visage en moi flamboie comme dans l'or de l'automne en Corée un champ de riz qui m'ouvre en son milieu un sillon de plaisir
légère comme un peuple de pavots palpitant dans l'air du matin calme posant mille baisers sur ta lèvre en corolle
profonde comme les plis ombreux de la montagne où m'enfoncer torrent tumultueux au sein de la forêt si dense jusqu'au fond de ton corps.
|
Outre de nombreux essais portant sur la poésie, Michel Collot a publié plusieurs recueils : Issu de l'Oubli (Bruxelles, Le Cormier, 1997), Chaosmos (Paris, Belin, 1998), Immuable Mobile (Bruxelles, La Lettre volée, 2002) et De Chair et d'air (Bruxelles, La Lettre volée, 2008).
|
|