Table ronde « Littérature et trauma »

Organisatrice pour Transitions : Hélène Merlin-Kajman

Samedi 17 juin 2017

De 9h à 19h en salle Max Milner – Sorbonne (Esc. C, 2e étage gauche, 2e porte gauche)

 

 

ARGUMENT

 

Selon Didier Fassin et Richard Rechtman, le traumatisme « dit le lien douloureux qui relie le présent au passé. Il établit la justesse des plaintes et la justice des causes. Finalement, il délimite la manière empirique dont les sociétés contemporaines problématisent le sens de leur responsabilité morale à l’égard des malheurs du monde. » Telles sont les dernières lignes de L’Empire du traumatisme paru en 2007. Les auteurs y retracent la double généalogie, psychiatrique et psychanalytique d’un côté, sociale et juridique de l’autre, qui a progressivement transformé le concept de traumatisme en « notion de sens commun ».

Le traumatisme occupe dans nos discours, dans notre regard sur le monde, une évidence qu’il n’avait pas il y a encore une vingtaine d’années, suscitant désormais notre immédiate sympathie pour celui qui l’a subi. Car le traumatisme ne désigne plus tant la blessure laissée dans l’inconscient par une excitation dont l’appareil psychique ne parvient pas à réduire l’excès en la liant en représentations [1], phénomène forcément variable selon les psychismes individuels, qu’un événement objectivement insoutenable vécu soit par un seul (accident, viol, torture, etc.) soit collectivement (tsunami, bombardement, massacre, etc.). Reconnu dans sa réalité événementielle presque indépendamment de l’histoire du sujet, le traumatisme transforme l’individu qui l’a subi en victime disposant de droits à la réparation, qu’elle soit thérapeutique, symbolique, économique, judiciaire, politique, ou tout cela à la fois.

La littérature (prise dans sa plus grande extension possible) connaît depuis toujours ce type d’événement : elle le représente, l’exprime, l’évoque, le dénonce, etc. ; et l’on peut même se demander si elle n’a pas organisé certains de ses styles, de ses genres – la tragédie – ou de ses figures – l’hypotypose – autour du scandale et de la menace dont l’existence du traumatisme défiait la culture.

Sans exclure les débats que ce premier constat peut faire naître, on se propose toutefois d’élargir la question en revenant, aussi précisément que possible, à la (ou aux) définition(s) psychanalytiques du trauma, c’est-à-dire en envisageant les rapports entre trauma et littérature sous deux aspects qu’on pourrait dire paradoxalement plus ordinaires et plus partagés que celui qu’entraîne la définition événementielle du traumatisme.

Le premier, non sans lien avec ce qui s’est débattu depuis Aristote sous le nom de catharsis, serait la fonction de guérison ou de réparation à l’égard des traumatismes subis individuellement ou collectivement, qu’on envisage la question du côté de l’individu (auteur comme lecteur) ou du collectif (public).

Le second mettrait en avant la fonction symbolique de la littérature en tant que pratique culturelle susceptible de nourrir le psychisme de ceux qui la partagent, de façon à développer leurs défenses à la fois affectives et critiques face à toute espèce d’agression traumatique : on peut penser par exemple à la menace que la mort, et les morts, font peser sur le lien social, dans quelque société que ce soit, comme nous l’enseigne l’anthropologie. Mais on pourrait aussi penser au cas de l’adolescence, étape de la vie marquée par l’agression pubertaire, proprement traumatique : et toutes les sociétés ont inventé des solutions culturelles pour encadrer ce passage. L’enseignement de la littérature n’a-t-il pas ici un rôle à jouer ?

H. M.-K.



[1] Freud, Au-delà du principe de plaisir

 

 

 

 

Programme de la journée

La liste complète des textes étudiés est disponible en bas de page

 

9h30-10h45 : Trauma/Traumatisme : réalités

Participants :

Philippe Daros
Francois Jacquet-Francillon
Annie Franck
Discutante : Hélène Merlin-Kajman
Président : Mitchell Greenberg

Textes étudiés :

Marcianne Blévis
Monique David-Ménard
Fassin et Rechtman
Dori Laub (1-3-4)
Elise Pestre, Introduction à Au-delà du principe de plaisir
Jacqueline Rousseau-Dujardin

 Texte littéraire

Vallès

Argument de la session

Jacqueline Rousseau-Dujardin propose une distinction terminologique : « traumatisme s’applique à l’événement extérieur qui frappe le sujet, trauma à l’effet produit par cet événement chez le sujet, et plus spécifiquement dans le domaine psychique. »

« La double généalogie », sociale et intellectuelle, de ce couple notionnel retracée par Fassin et Rechtman montre cependant que cette distinction n’a rien d’évident, même s’il apparaît clairement que c’est le « traumatisme », « nouveau langage de l’événement », qui est devenu un « lieu commun » et « un fait anthropologique majeur » du monde contemporain.

Pour nous, littéraires, le danger est grand de voir, du coup, le traumatisme passé au rang de contenu, d’objet référentiel. Aujourd’hui, dans l’incipit de L’Enfant de Vallès, nous identifions spontanément le récit d’un traumatisme là où, il y a une trentaine d’années, on décelait la présence d’un fantasme œdipien (ce qui préservait une lecture de type interne). Ne serait-ce que pour cette raison, il semble important de s’attarder un peu sur la question de la « réalité psychique » du trauma, afin de se préparer à la question de son articulation, dans un texte, à son réel événementiel (questions annexes : le texte est-il la traduction d’une « réalité psychique » ? L’opposition « psychique vs événementiel » recoupe-t-elle l’opposition « interne vs externe » ?).

Les textes proposés pour cette session résument les débats, au sein de la psychanalyse, concernant la question de la « réalité » du trauma. À eux tous, – mais au risque de méconnaître les enjeux de leurs désaccords ? – ils permettent ainsi d’esquisser une cartographie du traumatique.

Dori Laub distingue les traumas/traumatismes causés par un accident (naturel ou non) des traumatismes causés par l’humain (et parmi ces derniers, il met à part les traumatismes de masse perpétrés par un Etat, une société entière). Tout en prenant soin de la distinguer de l’état post-traumatique des victimes, il évoque aussi la couleur traumatique caractérisant « le monde mortel interne des bourreaux ».

Mais il y a les traumas causés par la vie biologique : par exemple, la naissance ; la désaide du nourrisson ; le bombardement hormonal à l’adolescence…

Quant à la réalité psychique du trauma, de quelle nature est-elle ? Fantasme ? Excitation hyper-intense faisant effraction dans le pare-excitation ? Pulsion de mort ? Exposition originaire à la séduction de l’Autre ?

Peut-on, sans scandale, trouver un noyau commun à ces traumas si différents, non seulement en gravité, mais aussi en généralité (les uns, anthropologiques ; les autres, individuels, c’est-à-dire historiques ; et parmi eux : les uns, purement biographiques ; les autres collectifs) ?

La perspective anthropologique autorise un déplacement de perspective qui donne une cohérence d’ensemble à ces catégories, sans en sous-estimer les différences : l’homme, qui naît immature, dépend de son environnement, c’est-à-dire des liens : c’est-à-dire non seulement des premiers soins, mais aussi de la société et de la culture : « Contingente, accidentelle, marginale, la constitution de l’inconscient porte en germe son exposition au traumatique dans un double aspect : d’une part se montre une disposition de l’humain à être traumatisé puisque dès l’origine la séduction nécessaire dont il est l’objet par cet Autre premier est forcément pour une part énigmatique et par là traumatique », écrit Marcianne Blévis. Là-dessus se greffe ce que nous appelons aujourd’hui couramment « traumatisme » : « La destruction, chez la victime, de la matrice où se représentent les relations interpersonnelles entraîne une vulnérabilité et une solitude dans la représentation du monde interne, qui est la condition sine qua non d’un trauma perpétré par l’homme », écrit Dori Laub.

10h45-11h15 : pause

 

11h15-12h30 : Trauma, anthropologie, histoire

Participants :

Hall Bjornstad
Fabienne Brugère
Johannes Türk
Discutante : Tiphaine Pocquet
Présidente : Marc Hersant

Textes étudiés :

François Jacquet-Francillon
Catherine Coquio
Fassin et Rechtman
Michaël Fœssel
Jean-François Lyotard

Textes littéraires

D’Aubigné
Théophile de Viau

 

Argument de la session

Avec Michaël Fœssel et Jean-François Lyotard, la perspective anthropologique (l’accent mis sur la prématuration ou l’immaturation de l’homme, en qui se conserve définitivement de l’enfance impréparée et précaire) se poursuit, mais si le second l’aborde à travers la référence au Freud de l’Au-delà du plaisir notamment, le premier mobilise peu la catégorie du trauma, parce qu’il envisage les cas de détresse sous l’angle de la perte d’objet et de la mélancolie. Est-ce la raison pour laquelle ils débouchent sur deux conclusions opposées ? La culture est définie par le premier comme la consolation que l’homme oppose à sa déficience originaire. Pour le second, les réponses culturelles à l’ infantia, rapidement de l’ordre d’un « pare-excitation » plutôt suspect, risquent de reproduire la logique des politiques de domination ou d’extermination qui étouffent le différend. Or la culture, en son « mieux », est conflictuelle : Lyotard assigne pour tâche à la littérature d’être témoin du différend en inventant un idiome qui n’oublie pas (et ne se cantonne pas dans l’illusion du référentiel : rien à voir avec le devoir de mémoire).

« La découverte de cette mémoire douloureuse [du traumatisme] est un fait majeur des sociétés contemporaines », écrivent Fassin et Rechtman. Perte de la consolation antique ou classique, ajouterait sans doute Michaël Fœssel. Les textes rassemblés pour cette session, qui se penchent sur ce qu’on pourrait appeler (non sans approximation) la socialisation des traumatismes (par la rhétorique, la littérature, le témoignage, les institutions), ont par ailleurs en commun de nous confronter à l’histoire, c’est-à-dire à une série de ruptures, la plus importante se laissant figurer par un nom du réel, « Auschwitz ».

En un sens se rejoue donc ici, mais sur l’axe de l’histoire, la question de l’échelle, de la commensurabilité des traumatismes. C’est principalement à la lumière des « récits de la désappartenance » (Catherine Coquio), que la question du trauma est devenue aussi une question littéraire. Cette rupture historique, sociale, littéraire, épistémologique, semble rejeter la littérature antérieure dans un temps heureux où les traumas étaient encore réparables (ou tus ?). C’est pour envisager cette question dans toute sa difficulté que cette session comprend deux textes littéraires du début du XVIIe siècle (de d’Aubigné et de Théophile de Viau).

12h30-13h45 : déjeuner

 

13h45-15h : Le « travail » littéraire du traumatique

Participants :

Gaspard Turin
Xavier Garnier
Ivan Gros
Discutante : Mathilde Faugère
Président : Jean-Louis Jeannelle

Textes étudiés :

Annie Franck (2)
Alexandre Gefen
Marc Hersant
Débat avec Jean Kaempfer
Dori Laub (2)
Gaspard Turin
Johannes Türk

Argument de la session

Cette session s’appuie sur des commentaires d’œuvres qui, à quelque degré que ce soit, mobilisent, dans leur analyse, la catégorie du trauma. À leur suite, nous aimerions nous demander comment le trauma peut « travailler » un texte littéraire, et si, pour le comprendre, il est nécessaire de se pencher sur l’auteur et ses traumas (avérés ou supposés). Le traumatique est-il une donnée de création ? Un objet de représentation ? Une source de littérarité ? Un enjeu de signifiance (question à mettre en rapport avec la formule de Lyotard concernant le témoignage littéraire du différend : « présenter qu’il y a de l’imprésentable ») ? Une vaccination (Johannes Türk), et pour qui ? Y a-t-il lieu de faire une typologie des textes en fonction de leur façon de faire avec le traumatique ? Certains genres, certains styles, sont-ils plus que d’autres voués à sa prise en charge ?

Autres questions, liées : l’extra-textuel est-il synonyme d’extra-psychique ? Quel est le statut du référentiel, considéré à l’aune du trauma (est-il le Réel ? la réalité ?) ?

 

15h-16h15 : Effets, accueil, partage

Participants :

Alexandre Gefen
Jean Kaempfer
Lucie Campos Mitchell
Discutant : Brice Tabeling
Présidente : Marcianne Blévis

Textes étudiés :

Marcianne Blévis
Cathy Caruth
Monique David-Ménard
Michaël Fœssel
Laurence Kahn
Patrice Loraux
Hélène Merlin-Kajman

Argument de la session

La question ne se pose pas seulement au niveau de la triade : auteur-texte-lecteur. L’impact d’un texte dépend aussi de son partage collectif. Quelle fonction le texte a-t-il, peut-il avoir, par rapport à la question, évoquée par Patrice Loraux, de la diffusion du trauma, c’est-à-dire des effets produits par le trauma de masse sur l’affectivité commune ? Que vaut la distinction proposée par Hélène Merlin-Kajman, entre transmission traumatique et transmission transitionnelle ? (cf. à ce propos ce que Dori Laub raconte de l’effet traumatique de ses lectures sur lui-même pendant qu’il « essayait d’imaginer le monde intérieur du bourreau » – mais ce n’étaient pas des textes littéraires – mais…)

À première vue, ces questions sont (encore une fois…) sans commune mesure avec celles qui se posent aux psychanalystes dans leur pratique de la cure, toujours individuelle. Pourtant, certains débats qui les agitent ont un air de ressemblance avec ceux qui ont agité et agitent aujourd’hui les spécialistes de littérature et les enseignants, notamment autour du problème de l’empathie, de l’identification et de la lecture « naïvement » référentielle.

Pour la psychanalyste Laurence Kahn, le trauma appartient à la réalité psychique, non à l’événement réel dont il n’y a pas lieu d’écouter le récit (sauf à ne plus rien entendre). De façon assez surprenante, c’est cependant pour elle une position réaliste qui s’oppose, en psychanalyse, au relativisme post-moderne se recommandant du linguistic turn tout autant que de Lyotard. S’appuyant au contraire sur les analyses de ce dernier, elle révoque la tentation d’une définition pragmatique de la cure comme d’un partenariat conversationnel fondé sur l’empathie et l’internarrativité et lui oppose l’apathie et le différend.

Pour Marcianne Blévis, « l’espoir de toute psychanalyse serait aussi de ne pas méconnaître le lieu où un certain savoir du traumatique peut se déposer en une expérience partageable » : « le psychanalyste est en position, grâce au transfert qu’il soutient, de partager avec un autre un non-sens commun, un insensé, dont le partage est lui-même un acte de résistance. » Ni l’empathie de la réparation narrative et conversationnelle, ni l’apathie distante de l’interprétation ?

Le pont entre les deux pratiques (pratique de la cure d’un côté, qui met un psychanalyste en situation d’écoute et d’interprétation autant que d’interaction ; pratique du partage d’un texte avec des lecteurs ou des élèves par le biais du commentaire et du dialogisme, de l’autre) pourrait se faire en discutant le concept de « consolation » avancé par Michaël Fœssel ; ou, au contraire celui de « différend » (plus proche du refus opposé par Patrice Loraux à la « réparation symbolique »).

Qu’est-ce que c’est qu’un contact de parole ? Quel genre d’autre(s) – quel genre de lien – sont, concrètement, porteurs, soignants, aidants (on pourra interroger d’autres termes possibles) ? Quelle est l’altérité d’un texte (séduction, effraction, etc.) ? Le texte peut-il constituer un moyen pour ce type d’effet, et comment, à quel prix ?

Comment accueille-t-on un texte en soi, à partir de quel postulat de départ sur sa fonction linguistique, sur son geste d’adresse, sur l’espace de sa destination ? Comment se relie-t-on à lui et pourquoi faire, pour qui ? Comment le réadresse-t-on (lui répond-on) ?

« Ce qui change la qualité d’une vie, c’est de pouvoir faire apparaître, dans les coins du tableau, ou en son centre, merveilleusement mêlé à l’intensité redécouverte des couleurs, ce qui risque aussi d’emporter leur éclat », écrit Monique David-Ménard.

16h15-16h45 : pause

 

16h45-18h : À l’épreuve de quelques textes

Participants :

Morgane Kieffer
Michèle Rosellini
Sonia Velazquez
Discutante : Lise Forment
Président : Claude Mouchard

Textes littéraires

Annick Kayitesi-Jozan
Olga Lecaye
Marot
La Fontaine
Molière

Argument de la session

« Génocide, traumatisme. Depuis les trois dernières années, ces mots m’accompagnent partout où je vais. Ils parlent à ma place […]. Moi, je ne les comprends pas. Ils sont intraduisibles en kinyarwanda. » Ces mots d’Annick Kayitesi-Jozan, rescapée tutsi, font écho à ce que Lyotard appelle « différend ». Le paradoxe est qu’ici, l’idiome qui écrase le différend, l’idiome « dominant », est celui du discours tenu sur le traumatisme.

Toute réflexion menée sur le traumatisme ne risque-t-elle pas de nous faire oublier les paradoxes, tout à la fois prometteurs et menaçants, de l’ infantia ? Comment l’éviter ?

Peut-être en se confrontant aux questions les plus inconfortables, les plus exposées possibles.

Cette session veut prendre le risque de rapprocher (c’est-à-dire de commenter ensemble) quelques textes que rien, dans la théorie critique ni dans l’histoire littéraire, n’autorise à rapprocher. Les pistes dégagées au cours de la journée le permettraient-elles ?

18h-19h : Pot

 

Textes étudiés pendant les différentes sessions

 

Textes d’auteurs présents lors de la table ronde

Marcianne Blévis, « Le traumatique en question »

Annie Franck, « Seul l’art a le pouvoir de faire sortir la souffrance de l’abîme », La Nouvelle Quinzaine Littéraire, n° 1160 (01 nov. 2016).

Annie Franck, Entrelacs, résonances transférentielles, Hermann, 2015, p. 37-57.

Alexandre Gefen, « Le Projet thérapeutique de la littérature contemporaine française »

François Jacquet-Francillon, contribution à venir.

Marc Hersant, « Le sens de la plainte : Voltaire épistolier et la culture de la sociabilité », à paraître dans La Plainte littéraire, Esprit créateur, juin 2017.

Jean Kaempfer (rencontre avec), « Dislocation de texte » et exemplier.

Hélène Merlin-Kajman, « “Mais quoi, le canal est si beau” », Lire dans la gueule du loup, Paris, Gallimard, 2016, chap. IX.

Gaspard Turin, « Liste noire, liste blanche », à paraître sur le site de Transitions.

Johannes Türk, « Rituels d'agonie et terriers d'angoisse chez Freud, Proust et Kafka. Prolégomènes à une immunologie critique » , traduit et publié sur le site de Transitions.

 

Autres textes

Freud, Préface à Au-delà du principe de plaisir, Payot & Rivages, 2010.

Cathy Caruth, Introduction, Unclaimed experience trauma narrative and history, Johns Hopkins University Press, 1996.

Catherine Coquio, La littérature en suspens. Ecritures de la Shoah : le témoignage et les œuvres , Paris, L’Arachnéen, 2015, p. 33-38.

Monique David-Ménard, Tout le plaisir est pour moi, Paris, Hachette Littératures, 2000, chap. 1 et 4.

Fassin et Richard Rechtman, L’Empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime, Paris, Flammarion, 2007, rééd. « Champs essais », 2011, p. 29-41

Michael Fœssel, Le Temps de la consolation, Seuil, 2015, « Introduction », « Conclusion » et extraits.

Laurence Kahn, Le psychanalyste apathique et le patient post-moderne, Paris, Éditions de l’Olivier, 2014, p. 86-137.

Dori Laub (1), « Arrêt traumatique du récit et de la symbolisation : un dérivé de la pulsion de mort ? », Le Coq-Héron, n° 220, 2015.

Dori Laub (2), Daniel Podell, « Art et trauma », Le Coq-Héron n° 221, 2015.

Dori Laub (3), « Le défaut d’empathie », Le Coq-Héron, n° 220, 2015 p. 29-33.

Dori Laub (4), « Le monde mortel interne des bourreaux : réflexions psychanalytiques », Le Coq-Héron n° 221, 2015, p. 52-54.

Patrice Loraux, « Les disparus », in L’Art et la Mémoire des camps. Représenter. Exterminer, dir. Jean-Luc Nancy , Paris, Seuil, 2001.

Jean-François Lyotard, Heidegger et « les juifs », Paris, Galilée, 1988, chap. 4-6 et 9-10.

Elise Pestre, « Trauma, pulsions de vie et de mort, contrainte de répétition : le grand tournant théorique », Préface à Freud, Au-delà du principe de plaisir, Payot & Rivages, 2010.

Jacqueline Rousseau-Dujardin, « Trauma », dans Pierre Kaufmann (dir.), L'apport freudien: éléments pour une encyclopédie de la psychanalyse , Paris, Bordas, 2003.

 

Textes littéraires

Agrippa d’Aubigné, « Sa Vie à ses Enfants » (1625-1630), in Oeuvres, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1969.

Annick Kayitesi-Jozan, Prière pour les vivants, Le Coq-Héron n° 221, 2015.

La Fontaine, La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf (I, 3).

Olga Lecaye, Docteur Loup, Paris, L’Ecole des loisirs, 1994.

Théophile de Viau, « Sacrés murs du soleil où j’adorai Phyllis » (1621 ou 1622).

Vallès, L’Enfant (1878), incipit.

 

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